echec.jpgQuand on prend un peu de recul, et dieu sait si on n’en prend que trop rarement, on pourrait bien se demander ce que peuvent foutre sur un échiquier une reine et un fou alors que ce fameux jeu de stratégie représente bien une bataille entre deux armées.
Sauf erreur de ma part, c’était pas vraiment le boulot de ces deux statuts.

Pour comprendre, il faut surtout savoir qu’à l’origine ce passe-temps était indien. Inventé en VIème siècle, ce sont les arabes qui, vers 650 en le découvrant, décident de faire partager ça à tout le monde méditerranéen. Sympa les mecs quand même.

Voyons ou revoyons maintenant chaque pièce du jeu :

Le pion symbolise très connement le soldat de l’armée de terre (ou mamelouk).
Le cavalier est… un cavalier. Jusque là ça se tient.
La tour n’est pas vraiment une tour. En fait il s’agit de la petite tente princière à dos d’éléphant ou de chameau. Elle permettait au prince donc de voyager entre deux batailles à l’abri de toute agression. C’est devenu par la suite une vulgaire tour.
Le fou représente en fait un officier (aufin ou alfil) qui se transforma au fur et à mesure de son voyage en afil, puis fil et enfin fol qui en ancien français, comme vous le savez tous signifie fou.
La reine n’est en fait pas une reine… et encore moins une femme. Il s’agit du conseiller du roi, son firzan (qu’on appelle aussi vizir) ou général en chef. Et tout comme le fou sa prononciation divergea un brin. De firz on passa à fiers, fers puis vierge en europe qui devint très vite reine… Je ne ferais aucun commentaire sur la relation entre ces deux mots.
Le roi est bien le roi, c’est bien la pièce maîtresse. Faites tomber le roi et vous gagner la guerre. Sa faiblesse dans le jeu s’explique très clairement. Un roi n’est pas choisi pour ses qualités de guerrier mais pour ses qualités à gouverner et sur un champ de bataille, il fallait plus le protéger qu’espérer qu’il se défende lui-même.

Voilà j’espère que c’est plus clair.

~Meow~