The Hidden Cost of War
Ça coûte presque aussi cher qu’un crack boursier ma foi !
~Meow~
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02 oct 2008
10:55 - Vidéos
Ça coûte presque aussi cher qu’un crack boursier ma foi !
~Meow~
28 sep 2008
20:21 - Tu le savais toi ?
Le mieux dans la chasse aux trésor c’est encore de s’assurer qu’il existe bel et bien et pour ça rien de tel que le faire et le cacher soi-même.
Nombreux sont les petits Indiana Jones en herbe, férus d’aventure et de décryptage d’indices qui partent en mission sainte pour chauffer leur neurones et éventuellement récupérer le pactole.
La plus célèbre des chasses aux trésors est encore celle de la chouette d’or. En effet, une statue en or du volatile nocturne d’une valeur d’1 million de francs à l’époque soit 150 000€ aujourd’hui fut planquée en 1993 par un certain Max Valentin. Non, je déconne. L’originale, la version en or, est dans un coffre fort attendant son heureux et méritant nouvel acquéreur. Ce que les chasseurs doivent trouver est la réplique exacte en bronze qui doit servir de preuve.
Alors là, on pourrait bien se demander quel genre de con irait, juste pour le fun, balancer dans l’arène telle fortune. Forcément je me pose aussi la question. On aurait pu croire qu’il aurait calculé qu’avec la vente des bouquins et tous les services disponibles il pourrait rentabiliser tout ça et même en faire des bénéfices, ce serait logique. Sauf que le Max il n’avait pas prévu que la chasse en question durerait plus de 14 mois…
Bref qu’en est-il aujourd’hui ? Et bien le mystère reste intact, personne n’a encore réussit à briser les 12 énigmes donc la chouette est encore disponible si vous vous sentez plus intelligent que des milliers de personnes.
Normalement le site officiel pourra vous en dire plus… si il renaît de ses cendres.
~Meow~
20 sep 2008
17:49 - Tu le savais toi ?
A force de vivre nos vies à travers les histoires préfabriquées des livres, de la télévision ou du cinéma, on s’imagine bien aisément que notre vie, la réelle, est aussi palpitante. On transpose ces mystères envoûtants à partir de petits détails sans importance et on fantasme.
Quand on est encore un gosse sans poil pubien, ce n’est pas vraiment alarmant mais, passé l’âge adulte… là je serais moins catégorique.
Faut avouer que pimenter sa vie, rendre cette routine ennuyante un peu moins cyclique, c’est vraiment tentant.
Ainsi il est arrivé que certains rêvant très certainement de trésors de pirates, de templiers, de butin de guerre en tout genre commencent à se prendre au jeu et vraiment y croire.
C’est ce qui est arrivé a Rennes-le-château.
Fin XIXème début XXème, un abbé du nom de Saunière, est alors comme tous les abbés de petits villages provinciaux : il est pauvre. Seulement du jour au lendemain, il s’achète les services de strip-teaseuses, une Ferrari, plusieurs Rolex, une garde-robe signée Dior, une piscine en or et un énorme crucifix de 30 cm en or blanc parce que c’est tout de même un religieux.
Bon bref, d’un coup il est pété de tunes. Alors dans le diocèse et le village c’est l’incompréhension totale. Tout ce qu’on sait c’est qu’il effectue de nombreux travaux de rénovation dans son église. Le seul moyen encore logique de comprendre tout ça est d’aller demander directement au premier concerné. Ouais sauf que ce con passe le crucifix à gauche avant. Le mystère subsiste donc.
Pensez bien que ce genre de petites histoires de trésor suscite des hypothèses nombreuses et variées et avec elles une horde de chasseurs de babiole assoiffés par la consonance du mot trésor
.
Très vite, Rennes-le-château, devient un bon gros bordel. Les fouilles sauvages (allant jusqu’à l’utilisation de dynamite) pullulent et en 1968 un arrêté municipal interdit enfin les excavations, ainsi tout est redevenu calme sans que personne ne trouve jamais rien.
Sauf qu’un certain Dan Brown, auteur du controversé Da Vinci code
, repasse une couche discrètement mais sûrement sur ce mystère dans le bouquin sus nommé ce qui aura pour conséquence de relancer un peu la machine et faire de Rennes-le-château, une nouvelle fois, un lieu de tourisme.
Personne ne trouva jamais rien sur ce fameux trésor mais il est certain que si l’équipe municipale n’est pas trop mauvaise en marketing, un nouveau trésor pourrait voir le jour à Rennes-le-château…
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13 sep 2008
16:00 - Tu le savais toi ?
On l’a vu, le Moyen-Âge n’était pas si différent qu’on aime à le dire en terme de pensée qu’aujourd’hui.
Et quand on parle d’homosexualité, d’acceptation de cette préférence sexuelle, on ne peut nier que ça a évolué. Encore que j’émettrais une certaine réserve. Ce n’est certes plus un crime, ou une déviance sexuelle, pas plus qu’une maladie même si quelques militants anti-fiotte
, à la tolérance inégalable, tentent encore de nous convaincre sur ce point de vue.
Alors on dira ce qu’on voudra mais, ce n’est pas un phénomène contemporain et encore moins à l’encontre de la Nature. On a remarqué chez certaines espèces animales des comportements complètement homosexuels… faut-il aussi les lyncher ou les brûler sur un bûcher ? C’est vrai quoi… ils ne se comportent pas comme Dieu nous l’indique. Mais pour les hommes non plus ce n’est pas récent… déjà dès l’antiquité ou même au japon médiéval, ce n’était pas inconnu.
Je ne cache pas qu’ils ne s’en vantaient pas mais ils ne se retenaient pas pour se faire plaisir et connaître les plaisirs charnels entre êtres du même sexe.
Bref, loin de moi l’idée de dénigrer quoique ce soit mais pour ce que j’en ressens, la religion a beaucoup à voir dans cette expansion d’un tabou homosexuel.
C’est pour ça que l’Europe médiévale est loin d’avoir la même tolérance que le Japon.
À l’époque, l’homosexualité c’est mal, c’est un péché, c’est grave même si entre femmes on ferme les yeux si ça ne devient pas une habitude mais, entre hommes… putain non fallait pas. C’était l’ultime péché, menacer sa virilité à une époque où même une femme n’était vraiment pas considérer comme l’égale de l’homme et limite humaine. Sucer des bites et s’en prendre dans le cul, ah non ça fallait pas.
Pourquoi ? Officiellement parce que la bougrerie, comme on l’appelait en ces temps, compromettait la reproduction à une époque très hostile où l’espérance de vie n’était pas bien élevée. Admettons… mais bon ce crime appelait nécessairement la mort en passant par des sévices que t’y crois pas : castration par arrachage, plomb fondu versé dans l’anus et d’autres tout aussi ingénieux que sadiques comme ils savaient bien le faire à l’époque.
Vous l’aurez compris, être homo au Moyen-Âge c’était pas le meilleur plan pour espérer avoir une vie longue et prospère. Ça, Philippe le Bel l’avait bien compris. Et quand il a voulu se débarrasser des Templiers, bien trop gênants à son goût, le meilleur moyen auquel il a bien pu penser c’est de les accuser de bougrerie…
Et forcément, quand on a affaire avec une bande de mecs dans un groupe fermé aux rites sacrés et secrets, ça passe comme une lettre à la poste. Voici donc comment les accusateurs forgèrent la cérémonie de réception façon Templiers pour les accabler :
Ouais, ça craignait pour l’époque, on est bien d’accord.
Aujourd’hui, en terme de tolérance, c’est pas encore ça mais c’est tout de même nettement mieux.
Bon aller la semaine je passe à autre chose.
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06 sep 2008
14:09 - Tu le savais toi ?
La première question à se poser est pourquoi je différencie le viol du sexe dont j’ai parlé la semaine dernière. Et ma réponse serait on ne peut plus simple : Le sexe est un plaisir charnel, un vice selon certains certes mais avant tout un plaisir. Le viol quant à lui n’en est pas un. Enfin peut-être pour le violeur mais ça ne compte pas. Non le viol est une violence charnelle, une violence via le sexe. Et c’est bien tout.
Voilà désormais je peux commencer à vous en parler.
On pourrait croire que la société a bien changé avec le temps, qu’à notre époque on considère enfin cette pratique sauvage comme mal. Ne croyez pas trop que l’être humain d’aujourd’hui est nettement plus éthique aujourd’hui qu’avant, ce serait une grave erreur.
Le viol est bien réprouvé, réprimé, blâmé par la société d’antan. Mais il subsiste des créneaux où il est toléré. Au Moyen Âge, la loi du plus fort, du vainqueur s’impose et le viol des femmes du peuple vaincu est alors monnaie courante… parfois même obligatoire. Il était alors mal vu de ne pas profiter de ce droit légitime. Faut les comprendre aussi. C’est la seule fois où ces braves soldats pouvait niquer sans conséquences, violer sans retenue, se faire plaisir quoi…
Usage moins connu, dans les villages moyen-âgeux
, certains groupes de djeunz avaient un petit jeu bien amusant : la chasse à la femme, qui vous l’aurez compris se terminait en viol collectif une fois la faible femelle capturée.
Moins justifiée, pas de loi du djeunz pour contrecarrer la morale vertueuse, l’indignation était de mise, les autorités désapprouvaient ces pratiques… mais c’est tout, car au fond, une femme faible et seule n’avait rien à faire dans les rues à la merci des mâles en rut et que quelque part elle devait un peu le chercher quand même.
Pas cool d’être une femme au Moyen Âge… mais bon entre nous, la situation est-elle foncièrement différente de nos jours ?
Les soldats vainqueurs continuent de violer, plus discrètement certes car ils ne veulent pas se faire gronder mais, c’est toujours le cas…
Et pour les djeunz ? bah j’ai dans l’idée que les caves ont remplacées les rues mais au final, est-ce bien différent ?
Est-ce que l’homme évolue-t-il autant qu’on aime à le dire ?
Alors oui, on punie plus et surtout on accepte moins le viol aujourd’hui, et encore heureux mais, je n’ai pas le sentiment que nous changions tellement que ça…
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30 aoû 2008
14:30 - Tu le savais toi ?
Le sexe au moyen-âge est vraiment très loin de l’image que nous propose les films porno historique
. Au delà du fait qu’ils n’avaient pas de capotes, piercings et autres tatouages, que les courtisanes étaient loin d’être roulées de la sorte et siliconées jusqu’aux orteils et que tout ce beau monde n’avait pas une dentition irréprochable, le sexe n’était pas si simple.
On se plaindra aujourd’hui des quelques maladies vénériennes qui subsistent mais rares sont celles mortelles au demeurant. On dira ce qu’on voudra mais les antibiotiques ne sont pas forcément le mal. Nous avons le SIDA, eux avaient tout le reste accompagné d’aucun système de contraception efficace.
Alors on faisait comme on pouvait. Les femmes calculaient leur cycle, optaient aisément pour la sodomie et les hommes tentaient de se retenir autant que possible pour ne pas que le coup parte de façon impromptue. Encore que ça c’était plus une préoccupation de couples d’amants sans trop de retenue à propos de l’adultère. Les autres s’inquiétaient plus des maladies.
Autant dire que ça ne fait qu’une quarantaine d’années que le sexe est pratiqué aussi sereinement dans l’histoire de l’humanité. Ça ne veut pas dire que l’on s’amusait pas à l’époque mais on y allait l’esprit nettement moins tranquille. Et quand j’y pense, je me dit que ça explique moult choses.
Le pourquoi des religions et de leur obstination à serrer la ceinture et le pourquoi d’une nette libération sexuelle dans les mœurs contemporaines surtout.
Si on blâmait la copulation à l’époque, dans un autre contexte que la procréation, c’était sûrement pour protéger les naïfs. J’ai toujours pensé que les grandes
religions et les dogmes qu’elles imposent n’étaient pas là juste pour faire chier, ou dans une optique de protection de l’âme. J’ai toujours vu ces textes sacrés comme une ligne de conduite, comme un livre qu’on aurait pu appeler Guide de survie dans l’existence
. Sauf que voilà, les temps ont bien changé. Dieu est mort disait Nietzsche et ce à juste titre. L’homme comprend grâce à la science, de plus en plus le monde dans le lequel il vit, et il n’a plus besoin de ces guides jugés obsolètes à tort ou à raison d’ailleurs. L’homme se libère des contraintes de la vie car il a trouvé les armes pour les combattre. Conclusion directe de cette évolution : de nos jours, on parle, on pense, on voit, on vit SEXE. C’est pas moi qui le dit, c’est Freud !
Bref, soyez heureux de vivre à notre époque et profitez de ce que la nature a le mieux réussi chez l’homme : le plaisir sexuel ! (mais protégez-vous quand même hein…)
~Meow~
27 aoû 2008
15:32 - Vidéos
Le Cern a fait savoir que la première tentative de circulation d’un faisceau [1] dans le Grand collisionneur de hadrons[2] (LHC) aura lieu le 10 septembre. La nouvelle est annoncée alors que la phase de refroidissement du nouvel accélérateur de particules arrive à son terme. L’événement fera l’objet d’une retransmission télévisée par Eurovision.
dixit LHC-France
Cette machine est même capable de créer des trous noirs. Sauf que c’est sans risque, ils sont bien trop petits et le genre de scénario catastrophe dont on entend parler ici et là n’est pas plausible (apparemment…).
Tout ça c’est bien joli mais moi y’en a être littéraire et moi y’en a pas comprendre tout ce charabia scientifique… heureusement, au CERN, l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire, ils sont sympa et cool en plus d’être hype.
C’est juste trop bon ! Comme quoi les scientifiques savent bien se marrer aussi 
~Meow~
23 aoû 2008
16:37 - Tu le savais toi ?
Il est un fait indéniable, le sens olfactif est le meilleur sens pour stimuler la mémoire comme nous l’a brillamment montré Proust avec sa madeleine.
Et pourtant il est un fait tout aussi indéniable que durant toutes ces années de cours d’histoire qu’on a bien pu suivre tout au long de notre cursus scolaire, on ne nous a jamais parlé d’odeur. Odeur et Histoire de sont pas vraiment alliés. Pour ma part, si on me dit Histoire, le seul effluve qui puisse me venir à l’esprit est celui d’un gros bouquin tout neuf qui sent encore l’imprimerie mais c’est bien tout.
Il y a pourtant beaucoup à dire sur le sujet… ou à sentir en fait. Soyons clair, la notion d’hygiène d’antan n’était pas vraiment cousine avec la nôtre. Tout le monde puait grave ! Les remugles étaient un lot du quotidien.
Mais ne nous méprenons pas. Les pouilleux du moyen-âge et de la renaissance n’avait pas le monopole de l’odeur fétide. Loin de là. Tout le monde refoulait mais alors quelque chose de sévère. À tel point qu’aucun d’entre nous, même les plus résistants, n’aurait pu contenir quelques régurgitations spontanées.
Le statut social ne prenait alors pas encore en compte l’hygiène, c’est pour cette raison que les relents du cul de jatte faisant la manche dans une ruelle où jonchaient les détritus n’avaient absolument rien à envier au Roi de France ou de Navarre.
Comme tout le monde puait, tout puait aussi. La hutte du paysan comme la royale chambre céleste du monarque. Ils avaient un prémisse de sens de l’égalité à l’époque au moins…
Pour la petite histoire, il paraîtrait que Henri IV lui-même était connu pour être particulièrement agressif (d’un point de vue olfactif toujours), à en piquer les yeux. Toujours sur son canasson, jamais de toilette, une barbe servant de garde manger et de repère à insectes, des vêtements grouillant de vermines et autres saloperies. Y’a pas à chier, il avait pas vraiment le profil d’un tombeur, et ses conquêtes, pourtant plus habituées que nous, s’en plaignaient même. Mais il devait avoir une sacrée tchatche le Vert galant
, puisqu’elle tombaient comme des mouches… mais pas à cause de l’odeur hein !
Bon alors pourquoi tant de dégueulasseries
me demanderez-vous ? Eh bien à l’époque, l’eau c’était le mal, et trop se laver était considéré comme plus que suspect. Par exemple, dans les couvents, toute hygiène intime était interdite afin de ne pas réveiller le diable luxurieux qui y sommeillait. Il devait pas être bon de baiser une nonne je vous le dis moi… alors qu’à notre époque… hum.
On croyait alors plus à l’hygiène bactérienne naturelle et au boulot des divers parasites qui faisaient leur quotidien… mouais merci l’évolution quand même !
~Meow~
09 aoû 2008
14:20 - Tu le savais toi ?
Et je pèse mes mots. Il était en effet fou. Preuve en est qu'avant de débuter sa carrière politique il était locataire d'une petite chambre dans un hôpital psychiatrique d'où il s'enfuit.
Mais vous savez comme moi que fou
est un bien grand mot, au sens bien trop large. Et ses délires
n'étaient pas si ahurissants, juste mal adaptés à l'époque.
Comme tout député, il passa par la case Maire en 1929 mais ça ne dura pas. Il se fit suspendre pour son anticonformisme indéniable et ses quelques démêlés avec un juge.
En 1932, il se lança dans les législatives en Haute-Loire en faisant sa promotion tout seul ou presque... et le pire c'est qu'il obtint une majorité fort agréable. Et c'est là que ça devient amusant.
En marge des autres, ne faisant partie d'aucun parti en particulier, il s'afficha vite comme un pseudo-visionnaire fédériste prônant une Europe sans frontière aux pays fédérés, à monnaie unique (ça vous rappelle quelque chose ?).
Sauf que le foufou, qui ressemblait étrangement à un professeur Tournesol, la surdité en moins, n'était pas du genre à proposer mais plutôt à imposer. Rien à foutre des autres. Il lança alors une campagne de propagande pour le fédérisme et instaura la nouvelle monnaie fédérale : L'Europa.
Pas franchement très en règle et pas vraiment très républicain non plus, il se fit vite jeter de la caillasse par ses collègues. Il commença alors une croisade indescriptible contre les industries électriques et ferroviaires parce que pour lui, c'était le mal. Notez en passant que son honnêteté laissait à désirer. Moult fois il fut soupçonné et même accusé de fraude en tout genre.
Mais il ne finit pas sa vie en prison. Enfin si, il y fut enfermé au début de la guerre pour ses discours pessimistes et après une émeute anti-allemande il se fit joliment rosser et affamer par les bosch pas vraiment fan de l'humour frenchy... Allez savoir pourquoi.
Il mourra donc sans grande dignité en 1941.
Y'a des gens comme ça, faut pas chercher à les comprendre.
~Meow~
02 aoû 2008
12:00 - Tu le savais toi ?
Comme on l'a vu avec Casimir Michou, le français moyen attend de son député qu'il montre l'exemple même si en aucun cas il ne reste dupe et sait bien que derrière le comportement impeccable se cachent quelques saloperies. Et comme Casimir, Alfred n'aime pas jouer avec les apparences et se dévoile tel qu'il est.
Ainsi on apprendra que le passé de ce dernier est on ne peut plus tourmenté par un esprit gauchiste rebelle et qu'il expose sans parcimonie aucune. Copain-copain avec Jean Jaurès, qui lui sait se tenir, il sera le cerbère de la gauche montante qui deviendra le socialisme.
Si Jean est calme et posé, Alfred est sanguin et rentre-dedans. Mais son passé justement explique peut-être beaucoup.
Proxénète, outrancier, alcoolique, auteur de chansons paillardes et d'articles vengeurs, il sera vite l'ennemi de l'élite
de la France, les députés, sans qu'ils ne soient plus que ça inquiétés. Sauf que JeanJean, un jour, propose à Alfred le bœuf de se présenter dans une circonscription libre de paris, sûrement pour déconner.
Et ô surprise, il gagne le salaud. Le plus grand perturbateur est entré dans le cercle intime des décideurs de France.
On aurait pu imaginer naïvement qu'il se serait un peu plus tenu, penses-tu ! Il redémarre de plus belle, insultant modérés et extrémistes de la droite, allant même parfois jusqu'aux mains.
Bon, tout rêve a une fin, et il ne fera qu'une seule législature, ne se faisant pas réélire à la suivante. Mais c'était fun.
Là, il devient homme de Lettre, va se poser dans les Antilles et il se calmera avec l'âge ce qui lui permettra de regagner son siège de député mais des Antilles.
~Meow~
26 juil 2008
15:13 - Tu le savais toi ?
Ouais enfin quand je dis clodo, ce n'est pas vrai bien entendu, il en avait juste l'apparence et un peu les manies.
Député de l'Aube, Casimir Michou, dont le nom aujourd'hui prête déjà à la rigolade, était connu pour être un gros radin, mais genre radin maladif version hardcore. Il venait à l'assemblée vêtu de loques rapiécées sur un vélocipède dégueulasse et roulant avec grande peine et non pas parce qu'il était un écologiste en avance sur son temps, mais bel et bien parce qu'il était trop radin pour s'acheter de belles fringues et payer les transport en commun.
Comme on se le doute chacun de ses discours tournait autour des budgets de ci ou de ça avec toujours le mot économie bien placé. Mais être pingre ne signifie pas qu'on ne sait pas s'amuser. Michou le prouvait en se mettant des têtes sévères au bar de l'Assemblée mais uniquement parce qu'en tant que député il avait le droit à des tarifs préférentiels...
Ainsi on le voyait souvent beurré là-bas, ce qui ne choquait pas plus que ça puisqu'il était député d'un département viticole mais on l'avait tout de même surnommé Michou-sur-Bar, député de Bar-sur-Seine... HAHAHA
Boire c'est bien mais se nourrir c'est mieux. Heureusement pour lui, il pouvait profiter de sandwichs proposés gratuitement à la buvette pour les séances de nuit, au grand désespoir de ses collègues d'ailleurs puisque radin rime trop souvent avec égoïste. Il s'en fournissait les poches, ramassait le plus possible et ne laissait rien derrière lui. À tel point qu'un jour, Clémenceau le bien connu, se saisit d'un épargné du typhon glouton Michou et lui tint à peu près ces mots : EH Michou, vous avez perdu ça !
Crise de rire dans l'hémicycle, je ne vous dis que ça.
Le plus cocasse dans tout ça, c'est que l'électorat de Casimir est exactement comme lui, à vrai dire il est leur exemple. C'est pourquoi il sera réélu pendant dix-sept ans.
PS: j'ai pas trouvé de photo... à croire qu'il était trop radin pour se payer les services d'un photographe.
~Meow~
19 juil 2008
14:04 - Tu le savais toi ?
Comme le disait je-ne-sais-plus-quel-philosophe, la démocratie est la plus douce des tyrannies. Et il amusant de remarquer que peu nombreux sont ces penseurs à en faire l'éloge. Chez eux, la monarchie constitutionnelle est préférable. Bon évidemment c'est une moyenne ce n'est pas vrai pour tout le monde.
Enfin là n'est pas le sujet. Qui dit démocratie
dit élection et pour voter on vote. Présidents, députés, maires et j'en passe.
Dans notre idéal on attend d'eux d'être sérieux dans leur mission, de ne pas trop déconner et quand ils font vraiment bien leur boulot, en prenant du recul, en pesant le pour et le contre, en privilégiant une majorité au dépit d'une minorité on leur tape sur les doigts. Non y'a pas à dire c'est pas foncièrement un métier facile... quand on le fait bien parce qu'ils ne le font pas tous.
Enfin donc si on veut un député pour défendre l'intérêt du peuple, qu'on lui demande un sérieux implacable, forcément on ne va pas voter pour le guignol du coin et pourtant sur les plus de seize mille députés élus depuis la naissance de la démocratie française il faut bien son petit pourcentage d'énergumènes que t'y crois pas.
Alors aujourd'hui on va commencer petit avec Philippe Grenier.
Docteur à Pontarlier dans le Doubs du début 20ème , il se convertit très jeune à l'islam. Plein d'espoir et motivé comme jamais, il profite d'une opportunité pour se présenter comme député du Doubs. Et malgré les railleries, il parvient jusqu'à l'assemblée nationale et devient officieusement le représentant de la communauté islamique française.
Alors là je vous vois venir... Qu'est-ce que ça a de si spécial un député musulman ? Ben bordel quand il se fait élire on est encore à la fin du 19ème et les musulmans n'ont pas encore migrer en masse en France sur invitation alors la présence de l'islam à cette époque est encore anecdotique.
Vous pensez bien qu'un député musulman et avec toute la tenue, ça fait parler...
Enfin bref il ne tiendra pas bien longtemps, non pas à cause de son obédience (encore que...) mais parce qu'il a eu la fausse bonne idée de prendre position pour l'interdiction de l'absinthe alors que Pontarlier, sa ville natale et ville du Doubs dont il est le député juste à titre de rappel, est à l'époque considérée comme la capitale du breuvage verdâtre. Il ne sera plus réélu par la suite malgré deux tentatives.
Petite curiosité amusante, à la fin de la deuxième guerre mondiale, la ville de Pontarlier fut libérée par... des tirailleurs algériens musulmans ! hahaha
~Meow~
12 juil 2008
15:59 - Tu le savais toi ?
On s'est toujours demandé comment une si grande puissance comme les États-Unis avait pu se faire complètement laminer par les japonais à Pearl Harbour. Eux-même n'ont jamais vraiment digéré cette cuisante branlée à tel point qu'ils se sont sentis obligés d'en faire un film soit dit en passant aussi minable que l'échec. Je ne sais pas d'où vient cette manie de prendre un fait historique et d'y injecter une histoire amoureuse dramatique douteuse à l'eau de rose comme ils l'ont fait pour Titanic.
M'en est avis que ça tue l'essence même du concept d'exposition de l'Histoire. Le jour le plus long est un très bon exemple d'un film relatant les faits sans ajout d'inanités et restant un chef d'œuvre.
Enfin je dis ça je dis rien...
Bref je suis censé vous conter le pourquoi de la réussite (ou de l'échec, ça dépend d'où on se place).
Alors d'abord il faut savoir que cette attaque éclair ne s'est pas faite sur un coup de tête... Les japonais ont la réputation d'être calmes et réfléchis et ce n'est pas pour rien. Tout était planifié depuis longtemps et les nippons ont tout mis œuvre pour persuader les yankees qu'ils n'avaient aucune d'intention belliqueuse.
Pour ce faire, cinq jours avant la fameuse attaque, le plus imposant paquebot japonais, le Tatuta Maru (anciennement Tatsuta Maru), quittait les bittes du port de Yokohama pour Los Angeles, comme si de rien n'était, avec à son bord du VIP en-veux-tu-en-voilà et moult autres hommes d'affaire de tout pays.
Les américains dans leur sentiment de surpuissance sur le monde et leur tendance à sous-estimer son prochain se dirent bien volontiers que les bridés ne seraient pas assez stupides pour laisser leur plus prestigieux paquebot tremper l'ancre au nouveau monde si ils avaient l'intention de les attaquer sous peu.
La guerre avec les Japs
n'était pas pour tout de suite donc.
Sauf que voilà, le capitaine du Tatuta Maru partit pour la Californie avec la ferme intention de ne jamais y arriver. Il n'avait qu'une seule consigne : attendre les ordres au large sans jamais accoster. Ces ordres ne se firent pas trop priés et ils furent simples...Tournez en rond
.
Passant de l'incompréhension, à la rage puis à l'angoisse, les passagers impuissants ne purent que constater que le paquebot traçait des cercles... et ce pendant 13 jours sans jamais aucune explication. Finalement, il rejoignit son point de départ à la différence près qu'à cet instant le Japon était en guerre et par conséquent tous les passagers de nationalité anglo-saxonne étaient désormais des prisonniers de guerre avec comme prochaine destination les camps d'internement.
Ah non mais là je dis bien joué...
Allez la semaine prochaine on passe à autre chose... Stay tuned !
~Meow~
05 juil 2008
16:11 - Tu le savais toi ?
Comme on l'a vu auparavant la feinte qui consiste à faire croire à son assaillant que l'on est plus dangereux qu'il ne l'imaginait est assez répandue.
Mais on a aussi la feinte inverse, faire croire à son ennemi que l'on est pas celui que l'on est et donc plus inoffensif qu'une mouche à merde.
On pourrait dire que c'est vraiment la plus fourbe des deux d'ailleurs mais en temps de guerre, pas de pitié pour les croissants et puis c'est tout. Et pour ça, le prussien Von Lückner, commandant du Seeadler
, il est doué.
Alors chargé de forcer le blocus anglais pendant la première guerre mondiale, il préféra se la jouer fine plutôt que gros bourrin et pour cela il ne trouva rien de plus classe que de travestir son navire. Il l'équipa d'un bordel de théâtre inimaginable; accessoires, décors, tenues tout y est ! Pour sa transformation, il installa des fausses mâtures, fausses cheminées, fausse cargaison et une fois fini, le navire de guerre ressemblait à s'y méprendre au voilier de transport norvégien Irma
qui n'était évidemment pas une menace pour les anglais. Et comme si ça ne suffisait pas, le commandant poussa l'exercice à son paroxysme en travestissant son équipage afin de simuler une fête à bord. Tout était donc faux si ce n'est l'attirail de guerre (canons, mitrailleuses, etc...) qui n'était dévoilé qu'au dernier moment, une fois le piège refermé sur sa proie...
C'est efficace au moins...
~Meow~
28 juin 2008
14:47 - Tu le savais toi ?
C'est une ruse que l'on doit à la Nature. Nombreuses sont les espèces qui font croire à leurs opposants qu'elles sont beaucoup plus balèzes et dangereuses qu'il n'y paraît alors qu'en fait pas du tout. C'est notamment le cas de certains papillons qui font les gros yeux sur leurs ailes. Comme à son habitude, et c'est tout à son honneur, l'homme s'inspire de la Nature pour régler ses problèmes bien à lui. Du coup dans le même genre on vit sur les remparts des certaines forteresses des mannequins en armure histoire de faire croire à l'ennemi qu'on était bien plus nombreux qu'il n'y paraissait.
On utilisa donc beaucoup cette ruse dans les guerres. Napoléon, le petit homme mais grand stratège à la veille de la bataille d'Austerlitz demanda à des soldats d'allumer des feux face à l'ennemi alors qu'en fait, le gros des troupes se plaçait discrètement sur sa droite pour l'attaquer sur son flanc comme un gros fennec.
Mais les plus impressionnantes ruses du faux sont encore celles des alliés pendant la Seconde guerre mondiale. On notera notamment celle en Égypte du général Wavell qui reçu l'ordre d'attaquer l'italien Graziani alors que l'anglais n'avait à sa disposition qu'une bien trop faible armée comparée à celle de l'italien. La feinte consista à faire croire, comme d'habitude, que les anglais était bien plus nombreux qu'avant et qu'ils avaient reçu des renforts et pour se faire, il utilisa pour la première fois des tanks et camions gonflables et puis histoire de bien foutre les boules aux ritals, Wavell fit se promener des chameaux, auxquels on avait accroché des herses, sur les routes de sables afin de soulever de la poussière, beaucoup de poussière. Un nuage d'une grosse armée par exemple. Graziani, ayant eu un peu les glandes, recula...
Mais la plus belle, la plus grosse imposture, c'est encore celle qui a permis le début de victoire des alliés. L'opération Fortitude
était destinée à persuader les nazis que le débarquement aurait lieu dans le Pas-de-Calais. Dans ce but, les ports anglais du secteur furent remplis de faux uniquement à l'intention des avions d'observation nazis. Des faux tanks, faux avions, faux bateaux, on alla même jusqu'à saturer les ondes radios de faux messages pour simuler une activité frénétique. En même temps, en France, une opération toute aussi complexe était mise au point et on n'hésita pas dans ce but à sacrifier des résistants, parce que les résistants factices n'existaient pas encore.
Du coup ça a fonctionné, et les nazis se firent bien baisés. La suite vous la connaissez tous.
~Meow~
21 juin 2008
14:03 - Tu le savais toi ?
Avant d'arriver à nos contemporains, faisons donc un bref arrêt à l'époque du moyen-âge.
Époque bien mal perçue s'il en fut, on imagine allègrement les personnages vivant à cette période de l'histoire comme des pécores sans aucune once ingéniosité et ma foi on a pas foncièrement tort sur ce coup-là.
Certes, ils étaient inventifs en terme de machines de guerre et autres sièges en tout genre (je parle de siège de forteresse, pas de fauteuil...), mais pour ce qui était de la ruse, on ne notera pas grand chose de transcendant alors que la guerre était le quotidien de certains et que cette période a duré quelques temps tout de même.
Toutefois, on en notera quelques unes... aussi rustres qu'eux, utilisées pendant les sièges.
Le principe de ces derniers est on ne peut plus basique, prenez une forteresse avec les remparts, douves et tout le bazar, puis prenez une armée qui vient marrave tout le monde. Pour les attaquants, le plus chiant c'est encore de rentrer, de trouver la brèche ou de les épuiser voire affamer... parce qu'un siège c'est vachement long tout de même. Pour les assiégés, le plus dur c'est de tenir au niveau des ressources. En effet, le Shopi du coin est toujours fermé en période de siège.
Contrairement aux apparences c'est aussi chiant pour les agresseurs que les agressés et donc les principales ruses des assiégés consistaient à faire croire à l'opposant que c'était pas près de se finir parce qu'il pouvait tenir encore jusqu'à l'hiver comme ça... sauf que c'était pas vrai. Bah ouais sinon on appellerait pas ça une ruse.. Vous suivez oui ou merde ?!
Bon bref, donc il arrivait que parfois les soldats assiégés imitent les cris d'animaux de la basse-cour (par exemple) feintant ainsi une réserve de nourriture abondante. Mais, il ne faut pas se leurrer, cette ruse ne passait que trop rarement. Ça avait beau être des pécores, fallait pas trop les prendre pour des cons. Alors ils passèrent au stade suivant qui ma foi me paraît à double tranchant. Arrivés donc au bord de la reddition, leurs réserves de nourriture presque à sec, ils donnent ce qu'il reste à bouffer aux derniers cochons afin de bien les engraisser et de les faire courir sur les remparts en couinant... histoire de dire Regardez bande de connards, nous on a encore plein de bouffe
. Remarquez, ça ne marcherait pas si c'était des musulmans.
Je crois que le pire dans cette histoire, c'est qu'ils étaient assez cons pour gober ça. Je vous l'avais dit... c'était pas des génies à l'époque.
Bon la prochaine fois on passe à vraiment plus proche de nous, sisi je vous jure.
~Meow~
14 juin 2008
15:34 - Tu le savais toi ?
En temps de guerre, tous les moyens sont bons pour foutre une branlée à l'ennemi et la ruse est monnaie courante. La plus connue d'entre elle est très certainement celle du cheval de Troie mais c'est aussi la plus improbable. Franchement... c'est quand même capillotracté cette histoire de canasson en bois laissé là, tellement immense qu'il ne rentre pas par la porte et les Troyens plus curieux qu'une bande de gamins de 7 ans qui vont jusqu'à casser la muraille pour le faire rentrer. Non mais sérieux quoi ? Elle serait pas un peu enjolivée ton histoire Homère ?
Ok fallait y penser mais dans le genre crédible je préfère encore l'histoire que nous raconte Hérodote au sujet du grec Histaïaeus qui voulait encourager Aristagoras de Milet à faire la nique au roi de Perse. Le pépère devait vraiment faire discret et pas se faire choper alors il trouva un stratagème que même toi t'y crois pas. Pour passer outre la garde qui devait faire une fouille genre complète
il fit raser la tête de son messager, fit écrire son texte au stylo indélébile sur ce crâne reluisant tout frais... puis attendit quelques mois que les cheveux repoussent et envoya enfin son messager qui n'avait plus qu'à se raser une nouvelle fois les cheveux en toute discrétion.
Bon je suis d'accord avec vous, c'est sympa comme technique mais si ça doit être urgent, c'est pas tip top. Et puis on ne sait pas ce qu'il est advenu du messager ensuite, une fois les cheveux rasé, il est quand même beaucoup moins discret. Un mec avec un crâne épistolaire ça court pas les rues à l'époque...
La semaine prochaine, on sortira un peu de l'antiquité pour se rapprocher de notre époque et vous verrez, les militaires sont des comiques parfois.
~Meow~
07 juin 2008
16:08 - Tu le savais toi ?
Certains puissants naissent tarés d'autre le deviennent. Remarquez, ça ne doit guère être un boulot facile. Avec autant de richesses, de pouvoir, de la bouffe à volonté, de la pucelle à déflorer à foison, sans compter les quelques problèmes intérieurs du pays à régler. Personnellement je ne les envie pas.
J'ai déjà du mal à gérer DaBloOg sans passer pour un tyran alors une nation...
Voyez le Roi d'Angleterre George III, dans le genre situation pourrie on fait difficilement pire. Ce bon vieux british n'a pas été roi au bon moment si vous voulez mon avis. Il a dû se taper la révolution américaine, la française et surtout notre Corse préféré, Napoléon. Et ça c'est juste les affaires extérieurs. Bah oui parce qu'à l'intérieur de son propre pays, la situation n'était pas franchement folichonne non plus. Entre les révoltes, guerres civiles et trahisons, Jojo n'avait pas vraiment le temps de souffler.
Petit à petit, il sombra dans la démence. Ses crises devenaient de plus en plus longues, il commença à voir des fantômes, des animaux et avait peur de son entourage. Encore que ça, peut-on vraiment lui reprocher à la vue de sa situation ? On le surprit même en train de se trimballer à poil dans les couloirs du palais duquel il ne sortit plus dès 1810. Heureusement sa cour et notamment ses ministres sentit que ça puait un peu de la rondelle cette histoire et que le moment n'était pas vraiment propice à garder un roi fou sur le trône. Alors on mit en place la régence du fiston discrètement sans officiellement détrôner George. Ainsi toujours Roi d'Angleterre, il assista à un des rares succès de son règne, la victoire de la bataille de Waterloo sur Napoléon et c'est con parce qu'il ne pourra même pas en profiter et se la jouer grave... Pauvre George...
~Meow~
31 mai 2008
14:45 - Tu le savais toi ?
Être fou ne signifie pas forcément que l'on est aussi furieux, comme l'était Ivan. On peut être fou et inoffensif, et j'irai même plus loin, on peut être fou, inoffensif et roi.
C'est bien le cas de Christian VII, roi du Danemark à la fin du 18ème siècle. Tout le monde le sait givré, les institutions, la noblesse et même le peuple à qui on ne dit vraiment pas grand chose le sait. Malgré tout, il restera sur le trône quarante-deux ans, parce qu'il a beau avoir quelques câbles débranchés dans la caboche, il n'en reste pas moins le roi, fierté nationale. Et puis, c'est pas comme si il était dangereux non plus...
Enfin bon, le garder sur le trône c'est bien, mais c'est pas lui qui aura ce qu'il faut pour gouverner. Ce sera donc le rôle de ses ministres et dans le tas, un allemand du nom de Struensee, accessoirement amant de la reine, ira plus loin que les autres. Pas fou mais pas honnête pour autant, il ira jusqu'à chourrer la signature, dernier vestige des privilèges du roi, et en usera sans parcimonie aucune. Épris d'une folle frénésie réformatrice, il accablera le Danemark de 2000 décrets en six mois (et dire qu'on se plaint avec notre petit foufou national :s) mais un peuple qui accepte un roi fou ne l'est pas forcément lui-même. Les danois lui feront bien comprendre qu'il faut pas trop les prendre pour des cons et feront exécuter le ministre (fou?) en 1772, choisissant donc un fou inoffensif à un à peu près saint d'esprit dangereux.
C'est beau :')
~Meow~
30 mai 2008
14:56 - Libido et Gaudriole
"95 fois sur 100, la femme s'emmerde en baisant" : si Brassens grossissait les chiffres, il ne devait pas être très loin de la vérité. Elles simulent, c'est bien connu, parce que ça peut aider. D'une, ça permet d'y croire un peu plus soi-même, genre je m'auto-persuade que je prends un plaisir de ouf, et puis ça peut aider Monsieur à se sentir valorisé et à y mettre un peu plus du sien. Donc, simuler peut permettre d'atteindre l'orgasme, le vrai. Mais en fait, il y a quelques fois où l'acte est plutôt bien agréable, mais on a quand même une petite envie de l'écourter (parce qu'on veut pas se réveiller avec la tête dans le cul, à écouter son patron refaire sa sempiternelle mise en garde sur Duchamp qui veut prendre votre place). Une petite simulation et hop, au dodo. Mais messieurs, gare ! Car le corps de votre conjointe en dit beaucoup plus qu'elle ne le pense. Voici donc de quoi la griller et vous permettre de lui poser la question : "chérie, tu simules ?"
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